Google et paranoïa. Une association partie pour durer.

Grand adepte des techniques de FUD devant l’éternel, Google n’en serait-il qu’au début de sa stratégie de guerre psychologique ou n’est-ce là qu’un début ?

Nous savons tous où se trouvent les plus grands talents chez Google. Nous savons aussi où Google se donne les moyens de les mettre et quels moyens ils leurs donnent. Les représentants de la Search Quality Team dont notre ami Matt Cuts (d’ailleurs, elles sont bien longues ses vacances à lui non ?) est l’illustre représentant n’ont clairement pas la même force de frappe que leurs collègues d’Adwords et ceux des autres produits que Google souhaite promouvoir prochainement.

Les filtres et la peur

Conséquence directe, la firme reste prisonnière d’un algorithme qu’elle ne peut révolutionner d’un coup de baguette magique (si vous avez des doutes à ce sujet, je vous invite à découvrir cet excellent blog de Sylvain Peyronnet). Le géant de Mountain View n’a donc finalement une marge de manœuvre pas si importante que cela à part les filtres et la peur. Sauf que les filtres pour le moment quand il frappe, Google ne fait pas vraiment dans le chirurgical. Et s’il frappe aussi parfois juste (heureusement quand même), il n’arrive pas en revanche à tout nettoyer (pire pour lui), par contre il fait aussi de nombreux dégâts collatéraux… (pire pour les victimes).

Reste donc la peur et de nouveaux filtres.

peur-par-Google

Et c’est là mes amis que nous pouvons on ne peut plus légitimement devenir paranos. Parce que, toujours entre nous, pensez-vous vraiment que Google révolutionne complètement son algorithme ou qu’il préfère multiplier à outrance les filtres (et couches de filtres) jusqu’à ce que mort du spamdexing s’en suive ? Pour obtenir un début de réponse à cette question deux pistes que je vous soumets ici :

  • Que feriez-vous à sa place ?
  • Qu’a-t-il déjà commencé à faire ?

Et donc la nouvelle question qui se pose est, que faire ?

Consacrer tout son temps sur le contenu ?

Alors pondre un contenu utile et intéressant pour donner envie de le linker et ne pas se priver ainsi d’un éventuel linkbaiting, oui, c’est évident. Mais cela a toujours été le cas et on sait très bien que c’est parfois très compliqué, voire pas tout le temps possible.

Faire dans le social ?

Bon alors là aussi, Google l’interprète,  je ne vais pas vous dire de ne pas en faire c’est sûr, mais vous savez comme moi que ça ne vaut pas, au moins pour le moment, un bon backlink et que cela ne suffira pas à atteindre rapidement vos impératifs de positionnement et par la même de trafic. Et puis, c’est le travail du Community Manager ça, faut pas marcher sur les plates-bandes de ses collègues. Bon je plaisante et chaque SEO a priori fait un peu de réseautage, ne serait-ce que parce qu’il est possible de mettre des liens et que l’on veuille / doive tester l’impact des liens depuis les réseaux sociaux dans le référencement ou pour pouvoir mettre votre trombine dans les SERP quand cela est judicieux (alors oui, je sais que ça c’était avant mais on aura bien d’autres leviers à tester, non ?). Bon et puis faire dans le social devient rapidement un moyen de perdre en productivité pour son référencement.

Du netlinking alors ?

On voit souvent la question posée à droite à gauche sur les forums et blogs SEO. Faut-il arrêter de faire des liens ?

Certainement pas. On l’a vu, Google est empêtré dans un système où ils sont prépondérants. Mais d’un autre côté, à partir du moment où le contenu est propre ils deviennent le facteur le plus risqué aux yeux de Google en termes de suroptimisation (si on n’a pas des URL ou un EMD ubuesque bien entendu).

Alors piégé ?

Oui et non. Oui si vous ne faites plus rien et non si vous vous souvenez de toutes les fois ou en démarrant un projet sur une requête concurrentielle vous attendiez indéfiniment dans les limbes avant de mettre vos premiers liens et de voir les premiers résultats. Quid de tout ça, il va falloir faire preuve de beaucoup plus de subtilité dans la façon de poser vos liens, croiser les doigts pour ne pas être une victime collatérale et surtout, surtout, ne pas oublier que si vous ne faites rien, de toute façon, ça sera pire. Honnêtement, vaut mieux passer de la top position à la quinzième et essayer de remonter petit à petit ou osciller entre la quatre-vingt quinzième place et la centième ? La réponse à cette question devrait au moins vous conforter dans votre activité (si elle est lucide et bien pensée) pour quand Google durcira la donne par exemple sur les annuaires dont la question revient régulièrement sur le tapis, nous annoncera un filtre sur les commentaires de blogs, etc.

Trop tard, vous êtes tombé dans les mailles du filet. Que faire ?

Changer d’URL

Si vous avez plongé vos doigts dans le pot de miel et que Maman vous a surpris, quelles solutions s’offrent à vous ? Le déménagement sur une autre URL apparaît toujours comme la meilleure solution a priori, même si Google nous dit qu’il serait en mesure de continuer à appliquer la pénalité. Le problème c’est que ce n’est pas toujours possible. Dans le cas d’une grande marque aux campagnes plurimedia ce ne sera souvent pas possible (et entre nous, si vous prenez une « vraie » claque avec un site pareil, c’est que c’était carrément le plongeon dans la piscine de miel hein mon cochon ;)).

Vous ne pouvez pas changer d’URL ?

Gloups… Bon, on fait quoi… On va s’en griller une et / ou on prend un café le temps d’y réfléchir. Bon et maintenant, on fait quoi ? Il y a peut-être moyen de commencer par faire un peu de ménage en nettoyant quelques traces de SEO pas propre. Ensuite, je ne pouvais aborder le sujet qui est le nôtre aujourd’hui sans faire un nouveau clin d’œil à Laurent dans cet article connexe sur la stratégie de Google où vous retrouverez sa célèbre image sur les sanctions Google :  vous ne pouvez passer par la porte, passez par la fenêtre en ciblant d’autres requêtes.

Enfin, aller pêcher un ou deux bons backlinks depuis des sources d’autorité dans la thématique ne peut pas vous faire de mal. Si ces liens peuvent avant une pénalité jeter un écran de fumée aux yeux de Google sur des liens un peu moins qualitatifs, pourquoi ne pourraient-ils pas le rendre amnésique sur ces mêmes liens ? Et puis, si vous n’y croyez pas, ça vaut le coup d’essayer tout de même non ? Même si cela peut représenter un budget temps conséquent. Noyez vos ancres pénalisées avec de l’URL, du cliquez-ici, du visiter le site Internet, etc.

Anticiper, la bonne idée

Des liens d’autorité et un ensemble hétérogène

Pour commencer, les deux points juste au-dessus sont aussi applicables tout de suite. Oui parce que vous n’êtes pas obligé(e)s d’attendre une pénalité pour commencer à travailler intelligemment. Et là, quand je dis d’anticiper, je ne parle pas d’un schéma black hat qui intègre parfaitement les pandas et les pingouins à son Business model (bien que ce dernier puisse être diaboliquement efficace voire pérenne si on prend pleinement conscience de l’aspect jetable de certains de ses sites et que l’on adapte la stratégie en conséquence) vous pouvez faire le tout proprement pour mieux réagir en cas de dommage collatéral.

Dédoublez votre contenu.

Alors certes, c’est long, beaucoup plus long, mais particulièrement sécurisant. Attention je ne vous dis pas de dédoubler tout votre site Internet mais une petite vingtaine de pages sur lesquelles vous pourrez vous appuyer en cas de claque. On déménage tout le reste du contenu, on retouche un peu la dizaine de pages existantes pour qu’elle colle à la ligne éditoriale et on change la cible des meilleurs liens (ceux chez les copains). Bref, tout ça, ça fait du boulot, beaucoup de boulot, de quoi tordre le cou à tous ceux qui nous annonce la fin du SEO.

Photo par TonioSkipper

Pour marque-pages : Permaliens.

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